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 Milyena ~ petit beurre volant

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Milyena Kosma
» Seikô. Sauf une fois, au chalet.
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MessageSujet: Milyena ~ petit beurre volant    Mar 15 Mar - 22:13

Milyena Kosma
Bonjour, je m’appelle Milyena et j’ai 18 ans. Je suis un(e) Seïko femme-arthropode.
En résumé
X Orientation sexuelleParce que j'ai le choix ?
X Métier Seïko, servante dans une famille noble.
X Hobby favori S'occuper des fleurs dans le jardin, profiter du ciel étoilé et filer de la soie en compagnie de sa maîtresse.
X Animal Papillon de nuit
Caractère en vrac

Gentille - calme - maligne - débrouillarde -discrète - peureuse - sage - souriante - gourmande - loyale - sérieuse et insouciante à la fois - soumise - positive - empatte - bienveillante - rêveuse - égoïste lorsqu'il s'agit de survit.
Citation favorite

« Un jour je volerais de mes propres ailes  »
Parlons de moi...

X Qu’est-ce qui vous met directement de bonne humeur ?
Le calme de la nature, les rires et le sentiment de paix autour de moi. Une tarte aux myrtilles fait aussi diablement l'affaire, ainsi que les dangos. Que l'on me dise que je travaille bien et que je suis utile.

X Qu’est-ce qui vous paraît le plus insupportable ?
Me retrouver seule dans la rue, sans avoir d'endroit où rentrer. Ne pas savoir de quoi demain sera fait.

X Comment vous comportez-vous en société ?
Si j'avais été une souris, j'aurais sans doute le comportement idéal selon mon genre. Je suis discrète au possible et je parle aussi peu que je le peux. A vrai dire, en société je ne prend la parole que si l'on me parle directement pour me poser une question. Pas que je sois timide, mais parce que j'ai appris que ma parole n'avait aucune valeur. Alors autant ne pas la gaspiller.
Je suis sage et disponible, j'essaye de me montrer serviable le plus possible et je n'aime pas voir les gens dans l'embarras. Pourtant il m'arrive bien souvent de faire les choses à ma manière, je n'aime pas que l'on me dise comment je dois faire.
Si je ne me plains jamais, ce n'est pas pour autant que je laisse les choses s'envenimer où se répéter. Je fait tout mon possible pour ne jamais me trouver dans une situation qui me dérange et si c'est le cas.. c'est bien souvent que j'ai laissé faire ou bien que ce que j'y gagne est plus important que ce que je perd.
L'on me dit parfois que je suis calculatrice mais je ne saurais vous l'affirmer. Je pense à moi en premier lieu.

X Que pensez-vous de ce monde ?
J'aime sa beauté et sa nature. J'aime les traditions et les festivals aussi. Je n'ai pas spécialement envie de voyager, l'inconnu me fait peur. Mais j'aime écouter les histoires des gens qui ont voyagé. Même si l'on pourrait penser que ma place n'est pas enviable, j'y suis bien finalement. J'aime ma vie comme elle est et le monde dans lequel je me trouve.

X Vous avez une manie, un tic ?
Mes antennes frétillent souvent quand je réfléchis. Et je réfléchis beaucoup. Quand je suis triste mes ailes sont bien souvent rabattues derrière moi et ne bougent plus non plus.

X Quelle est votre routine classique ?
Je me lève tôt, en plein milieu de la nuit à vrai dire. J'aime profiter de ces moments où tout le monde dors et où je suis la reine de la maison. Je prépare tout pour le petit déjeuner, je fait en sorte que tout soit en place et que tout le monde puisse tout préparer quand l'heure sera venue pour eux de se lever.
Je me repose pour observer les étoiles et parfois le petit matin.
Puis je vais fermer les yeux quelques minutes alors que les autres serviteurs - libre - se lèvent pour préparer le petit déjeuner.
Je me réveille de nouveau pour m'habiller et je vais rejoindre Madame dans sa salle de travaille. Là je suis à son entière disposition pour l'assister dans son ouvrage, quoi qu'elle me demande je m'éxécute et j'apprécie ces moments où parfois elle discute un peu avec moi.
Après le déjeuner je fait parfois une sieste ou bien les tâches que l'on me demande. Il m'arrive d'aller faire quelques courses en ville, j'aime beaucoup, cela me permet de voir d'autres personnes et d'écouter des histoires de passage.
Si je suis à la maison l'après midi, j'essaye d'être occupée le plus possible et de ne pas être disponible sauf pour Madame.
Si Monsieur me sollicite, je répond et me rend dans son bureau et répond à ses demandes.
Le soir venu j'ai la permission de me coucher tôt si j'ai bien travaillé.
Puis je me lève au milieu de la nuit pour tout préparer de nouveau.

X Plus d’informations :
Je ne suis pas quelqu'un de méchant pour deux sous, à vrai dire j'aime beaucoup les gens quels qu'ils soient. J'ai plus de mal avec les hybrides... beaucoup sont maladroits et un peu inutiles à mon sens. Mais je comprend leur détresse lorsqu'on les rejette et je n'aime pas ça, ce n'est pas de leur faute.
Cela dit, si le choix devait s'offrir à moi de choisir entre ma sécurité et celle d'un autre... je serais la première à m'envoler pour me sauver. Je n'aime pas les conflits et je ferais tout pour éviter les problèmes.
Cela dit, j'ai une autre particularité : le feu me terrifie. Je suis paniquée de voir une flamme, même petite, non maîtrisée.

...Mais je suis aussi !...

Grande - élancée - gracieuse - délicate - très fine - modérée - discrète - blanche (toute blanche - douce - retenue - simple - marquée


X Particularités
Je suis d'un naturel fragile et je serais bien incapable de me défendre contre qui que ce soit. Cela dit j'ai une bonne affinité avec les plantes et les insectes, je peux facilement savoir ce dont à besoin une plante. Je peu voler avec aisance de jour comme de nuit, mais pas sous la pluie, ou très mal. Je ne suis pas non plus la plus rapide mais je peux me défaire d'une situation gênante facilement si la personne en face de moi ne peut pas voler. Je suis également très habile de mes mains. Mes antennes me permettent de ressentir pas mal de vibrations dans l'air que je peux plus ou moins décrypter selon la situation, je m'en sers de radar la nuit quand il n'y a pas de lumière, ce qui me permet de me déplacer sans problèmes.

X Plus d’informations :
Je suis assez grande (1m70) et mes cheveux sont aussi blanc et doux que de la soie. Mes jambes sont très longues et très très fines, l'on m'a déjà demandé comment je faisait pour tenir debout avec de si petits pieds. Mes ailes sont grandes et douces également, d'un blanc crémeux avec des motifs noirs dessus. Personnellement, je ne me trouve pas jolie bien que l'on me dise le contraire. Je n'ai pas la prestance, ni les couleurs, ni la grâce des papillons de jour... je ne suis qu'une banale papillon de nuit à mon sens.
Malgrés mon statut de seïko j'ai la chance d'avoir une maîtresse noble pour qui l'apparence de sa maison a son importance. De ce fait même si je n'ai pas beaucoup d'habits et qu'ils sont simples, ils sont tous de bonne facture. Je n'ai pas vraiment le choix de mes tenues, ce sont Madame qui me les donnes - et qui me les fait fabriquer parfois. J'ai donc un habit de travail pour la maison, un kimono pour les jours où l'on reçoit et une tenue pour sortir en ville composé d'une robe, d'un pantalon et d'une cape.

Il était une fois...

Petit papillon dans un petit village au fin fond de la campagne. C'était ce qu'était Milyena et ce qu'elle pensait être à jamais. Un innocent et banal papillon de nuit qui devait vanner des paniers en osier et cultiver du riz en compagnie de ses parents et de ses frères et soeurs dont elle était l'aînée. Elle était la grande, celle qui devait surveiller tout le monde pendant que leur parents travaillait avec acharnement pour essayer de tous les nourrir. Elle était un peu la deuxième maman mais ça ne la dérangeait pas, même si parfois elle boudait et s'emportait, préférant par moment aller jouer avec les autres enfants de ce petit village bien humble et pauvre.

Elle travaillait pourtant beaucoup et ne rechignait pas devant ses tâches, sachant qu'il fallait bien quelqu'un pour le faire et qu'ils n'avaient pas les moyens de se reposer. Elle ne s'en plaignit jamais vraiment, elle menait une vie paisible, faite de hauts et de bas. Parfois l'hiver elle devait - comme ses parents - réduire sa part de nourriture pour les donner aux plus jeunes. Mais elle avait appris à partager. Un jour peut être rencontrerait-elle un homme qui la tirerait de là... qui lui apporterait une vie un peu plus faste... pourquoi pas un éleveur ? Ou bien un marchand... mais ce n'étaient que des rêves de jeune adolescente alors qu'elle vannait des paniers d'osier devant la maison sous le soleil d'été.

Des rêves qui se brisèrent aussi facilement que le feu pris dans la réserve d'osier. Les bandits avaient attaqués le petit village sans se préoccuper de rien, se fichant bien de savoir si quelqu'un se trouvait à l'intérieur des bâtiments sur lesquels ils mettaient le feu si rien ne les intéressaient à l'intérieur.
Milyena qui s'était réfugiée dans la petite grange avec son plus jeune frère toussait en espérant pouvoir s'en sortir. Elle pouvait entendre les hurlements autour d'eux et serra le jeune garçon entre ses bras, tentant tant bien que mal de le protéger de la fumée nocive. Elle voulait s'envoler par la petite lucarne et s'échapper, elle le pouvait si facilement... mais elle était bien incapable de soulever la fourmi qu'était son frère. Et il n'aurait jamais la possibilité de s'échapper de lui-même. Alors la jeune fille priait pour que le feu s'estompe de lui-même, que les bandits s'en aillent avant qu'ils ne brûlent tous... mais elle entendait toujours les hurlements à l'extérieur, mélés aux pleurs effrayés de son frère qui s'accrochait désespérément à elle. Les larmes brûlaient ses yeux aux même titre que la fumée... le bois craquait alors que les poutres commençaient à s'effondrer autour d'eux. Ils allaient mourir étouffés... elle était terrifiée, elle ne voulait pas mourir, elle ne voulait pas non plus abandonner son frère.

"Je vous en prie..." supplia-t-elle vers le ciel alors que la fourmi entre ses bras toussait férocement, déjà intoxiquée par la fumée. "N'importe qui..." pria-t-elle avec toute son âme.

Mais rien ne vint. Elle hurla à son tour quand les planches cédèrent sous leur poids, grignotés par les flammes. Instinctivement elle se mit à battre des ailes, ses longs doigts agrippant fermement les bras de son frère. Mais à six ans il était déjà bien trop lourd pour la petite créature qu'elle était. Il hurla à son tour, terrifié à l'idée de tomber au milieu des flammes. Milyena usa de toute sa force pour l'élever avec elle, mais la chaleur et la peur avaient rendu ses mains moites et glissantes, elle n'avait aucune force dans les bras et sans même qu'elle puisse avoir une chance... l'enfant lui échappa et tomba trois mètres plus bas au milieu de l'osier crépitant.

"Non ! Nikola ! !" hurla-t-elle de toute son âme, voyant son frère s'évanouir sous la chute.

Regardant autour d'elle, elle le savait perdu. Elle ne pouvait rien faire pour le sauver. Elle n'avait pas la force, elle n'avait pas les moyens. Allait-elle mourir elle aussi ? Elle pleura de désespoir, parce qu'elle savait qu'elle pouvait survivre. Mais à quel prix ?

Les flammes commencèrent à lécher ses vêtements et elle laissa son instinct la guider. En quelques coups d'ailes elle fila vers la lucarne, se faufilant à l'extérieur en grimaçant de douleur alors que les flammes brûlaient ses jambes. Mais elle s'échappa néanmoins, toussant à cause de la fumée qu'elle avait respirée pendant ces quelques brèves minutes qui avaient passées comme des heures.

Ce fut dans ce début de soirée qu'elle s'envola le plus loin possible, filant à tout allure, fuyant l'horreur, ne regardant pas derrière elle la grange bruler, les cris, le sang, les rires... elle se faufila sous couvert des arbres proches jusqu'à ce qu'elle s'accroche contre une branche et s'y agrippe en pleurant. Elle tenta tant bien que mal de faire le moins de bruit possible, essayant de se camoufler en s'entourant de ses ailes alors qu'elle se savait encore en danger...

Il lui fallut de longues heures avant qu'elle ne se décide à bouger. Les bras noués de s'être crispés pendant des heures, les jambes lourdes et douloureuses à cause du feu qui les avaient rendues rouges.. elle s'envola comme elle put, zigzaguant au travers des feuillages alors que l'aube pointait déjà son nez à l'horizon. La nuit avait été comme une éternité et pourtant elle semblait déjà loin. L'air hagard, à peine capable de tenir en l'air, elle se dirigea vers son village... espérant que quelqu'un ai survécut, espérant que seul son frère ait été victime des flammes, même si elle savait déjà que ce ne serait pas le cas... elle usa de ses maigres forces pour rentrer. Elle était tellement fatiguée, elle voulait se jeter dans les bras de son père et enfouir son visage dans son large torse...

Mais l'horreur de la nuit ne semblait pas vouloir prendre fin. Bien que les flammes se soient éteintes... les cendres chaudes du village n'avaient laissés personnes en vie. Les corps sanglants, parfois démembrés, des habitants jonchaient le sol. Milyena senti son coeur se soulever dans sa poitrine, menaçant de lui ressortir par la bouche alors que l'odeur la saisissait avec violence.
Les yeux écarquillés elle se sentait incapable de les détourner. Mais elle ne put avancer plus. Elle s'effondra là où elle se trouvait, ses ailes incapable de l'aider à se porter, retombant tristement dans son dos. Agenouillée sur le sol elle hurla et pleura de toute son âme.

Jamais elle ne sut combien de temps elle resta prostrée sur le sol à pleurer, ses vêtements à moitiés déchirés, son corps douloureux et ses poumons brûlant à cause des restes de la fumée. Que pouvait-elle faire ? Que devait-elle faire ? Elle n'en avait aucune idée. Elle était seule. Il n'y avait personne pour la guider. Elle n'était qu'une enfant de quatorze ans... elle ne connaissait personne à part les gens du village. Et ils étaient tous morts. Ils étaient tous devant elle, la plupart avec le visage figé dans une expression d'horreur, les autres bien trop déformés pour avoir une quelconque expression...

La seule chose qui la fit bouger furent de lourdes mains sur ses épaules. Elle hurla immédiatement, sous le choc, et il fallut de longues minutes avant que finalement elle ne se rende compte que l'homme qui la maintenait ne lui voulait aucun mal. Son armure et son casque ainsi que la bannière flottant plus loin, tenue par un autre homme, lui apprit qu'il était un guerrier au service de leur seigneur. Elle pleura de plus belle, effondrée, essayant maigrement d'expliquer ce qu'elle savait.
Avec pitié le guerrier la prit avec le reste de la troupe pour la ramener avec eux, ne pouvant se décider à l'abandonner dans les ruines fumantes de son village natal. Il n'avait aucune idée de ce qu'elle adviendrait mais pensait naïvement qu'elle avait peut être de la famille ailleurs qui pourrait la receuillir...

Ce n'était pas le cas. Sa seule famille venait de trépasser quasiment sous ses yeux. Elle n'était qu'une orpheline sans avenir à présent. Son seul talent était un peu de vannerie.

Les jours qui suivirent ne furent qu'un brouillard pour la jeune fille traumatisée. Elle sut seulement qu'elle était en sécurité. Les servantes de leur seigneur la baignèrent et l'habillèrent un peu, cherchant à la rassurer avec compassion, elle n'était qu'une enfant après tout. Et c'était sans doute justement ce qui faisait d'elle un poids. Elle était une fermière, elle ne savait rien... n'avait aucune valeur pour cette grande demeure.
On l'oublia un peu quelque jours mais rapidement elle fut une bouche de trop à nourrir. Une bouche qui ne servait à rien et qui ne savait rien. Et alors qu'elle se réveillait de sa torpeur... elle fut amené devant le seigneur qui semblait embêté.

"Tu n'a pas de famille ?" demanda-t-il, le visage sombre et sérieux bien que compatissant.

"Non," fit-elle dans un murmure en secouant la tête, ses cheveux se soulevant légèrement derrière elle et retombant devant son visage.

"Personne pour s'occuper de toi ?" tenta d'insister l'homme, visiblement embarrassé.

"..." elle aurait aimé demandé s'il pouvait le faire, elle n'osa pas. Parce que visiblement il n'aurait pas cette mine si ennuyée.

"Que faire de toi," soupira l'homme-ours dont le museau se retroussa. "Je n'ai pas de place pour une orpheline ignorante, tu n'a plus rien et pour moi tu n'a aucune valeur," énuméra le seigneur qui ne mâchait pas ses mots.

"Je peux travailler," proposa la jeune fille en relevant le visage, les yeux plein d'espoirs. "S'il vous plaît... ne me jetez pas dehors..." supplia-t-elle. "Je travaillerais dur,"

"Tu m'a déjà bien coûté pendant ces trois semaines, je n'ai que faire d'une enfant à mon service,"

"N'importe qui ! N'importe quoi ! Je vous en supplie ! Je ne pourrais rien trouver dehors !" elle s'agenouilla sur le sol, son monde s'effondrant à nouveau sous ses pieds.

"Personne ne t'attend nulle part," soupira l'homme. "Pourtant tu tiens à la vie ?" demanda-t-il.

"Je..." elle hésita et trembla, les larmes trempant son visage blanc. "Oui," fit-elle en levant les yeux, une lueur de détermination dans les yeux. Elle voulait vivre, plus que tout. Elle avait bien trop peur de la mort.

"Quoi qu'il arrive ?" insista l'ours en se levant de sa chaise et en la toisant du regard.

"Oui,"

"Soit. Dans ce cas là, toi dont la vie n'a aucune valeur pour personne, tu sera dépouillée de tes droits et vendue. Mais tu vivra," annonça le seigneur de sa haute stature. "Personne ne paierais une servante ignorante de ton âge. Mais peut être l'achèteront-ils,"

--

Entourée d'autre seïko, la jeune papillon se tenait sur le marché la tête basse et les ailes tombantes. Elle était en vie... mais à quel prix.
Pourtant, elle ne pleurait pas et ne maudissait personne. Pourquoi faire ? Ils avaient raison... personne ne l'attendait nulle part, sa vie et son existence n'avaient aucun intérêt. Elle n'aurait jamais survécut avec sa liberté. Elle serait morte dans le froid. Elle avait une chance de survit, elle s'y accrocherait, comme elle s'était accrochée à l'arbre. Et puis... peut être arriverait-elle à oublier les flammes et l'horreur.

Personne ne voulait d'une enfant comme servante. Même pour cela elle n'avait aucune valeur et elle désespérait d'être un jour acheté.
Pourtant Yoriko Hoshido l'acheta. Cette noble araignée dont le kimono de soie glissait sur le sol sans un bruit s'était arrêtée et l'avait acheté. Elle était bien ennuyée, il n'y avait personne qui semblait convenir à ses attentes et elle était pressée. Soupirant elle lui avait demandé si elle savait s'occuper d'enfants. Milyena avait naturellement répondu que oui, ayant eu 5 frères et soeurs plus jeunes qu'elle. Et sans trop y réfléchir d'avantage Yoriko avait marmonné que ça irait bien, ce n'était que pour quelques jours...

Juste quelques jours mais cela semblait déjà énorme pour Milyena qui recouvrit un semblant de sourire en rejoignant la noble femme qui à peine lui jetta un regard. Elle avait juste besoin de quelqu'un pour occuper les enfants de son fils pendant que ce dernier et sa femme étaient de voyage. Ils avaient refusé de prendre une nourrice et laissaient leur deux enfants à leur grands parents qui n'avaient aucune envie de perdre leur temps à leur courir après. Pourquoi payer une nourrice alors qu'une seïko à bas prix ferait bien l'affaire... elle n'avait pas l'air de beaucoup manger et ne pourrait rien réclamer.

Milyena se prouva comme efficace dans la grande demeure durant ces quatre semaines. Si les premiers jours elle fut lourdement réprimandée à cause des bêtises des enfants... lorsque la noble araignée lui expliqua qu'elle se devait de tenir ces enfants par tous les moyens, sans rétributions, elle se sentie plus libre de ses mouvements et n'eut plus peur de gronder les deux jeunes enfants.
Elle n'oublia pas la peur du baton ou la main dure du mari de sa maîtresse alors qu'il l'abattait sur son dos. Mais elle l'évita autant que possible, réussissant tant bien que mal à empêcher les enfants de déranger leur grands parents qui avaient bien d'autres choses à faire que de les occuper eux même.

"Toi," appella pourtant un jour la maîtresse de maison alors qu'elle était assise au bord du jardin pendant que les enfants faisaient la sieste. "Que fais-tu à rêvasser?" sermonna la femme avec sévérité.

"Pardon Madame," fit immédiatement Milyena en se relevant maladroitement, s'inclinant rapidement pour s'excuser, réfléchissant déjà à ce qu'elle pouvait faire. "Les petits dorment et..."

"Si tu n'a rien à faire, ne traîne pas dans les couloirs," fit la femme en claquant sa langue contre son palais. "Soit donc un peu utile, viens avec moi," ordonna la femme en soupirant, ennuyée.

Ce fut ce jour là que Milyena entra pour la première dans l'atelier de Madame. Une large pièce remplie de cocons de soie dans les coins. Les yeux brillants de curiosité, elle qui ne connaissait que la vannerie fut initié au filage de la soie. Certe, ce jour là elle n'était là que pour aider Madame et quelques autres personnes en essayant simplement de trouver le début du fil de soie sur les cocons mais ses mains fines et agiles se trouvèrent une occupation. Et même si se tenir agenouillée en courbant le dos sur un cocon n'était pas idéal, elle se sentie utile. Et puis écouter les travailleuses discuter, sa Maîtresse ne parlant que peu, était une distraction qui la changeait des jeux d'enfants.

Peut être fut-ce grâce à ses yeux brillants devant les ouvrages, peut-être fut-ce parce que les enfants demandaient quand est-ce qu'ils reverraient Milyena, ou peut-être fut-ce ce sentiment un peu maternel de l'araigné pour cette pauvre chose perdue, quoi qu'il en soit, la femme décida de garder la jeune seïko même après le départ des enfants.
Bien sûr elle la prévint qu'elle n'aurait le droit à aucun écarts et que si elle ne se prouvait pas utile elle finirait de nouveau vendue mais c'était déjà bien suffisant pour Milyena qui se sentait bien dans cette nouvelle demeure. Elle avait une chambre, bien que minuscule, des vêtements et de la nourriture. C'était bien assez pour elle, même bien mieux que ce qu'elle avait toujours connu. Et plus elle passait de temps dans l'atelier et plus elle s'intéressait au filage de la soie...

Les quelques années qui passèrent par la suite furent presque sans heurt. Milyena n'était pas à proprement parler heureuse mais elle était loin d'être malheureuse. Madame avait la main leste sur les punitions et il n'était pas rare qu'elle ai le dos en feu pour la moindre maladresse, mais jamais sa maîtresse n'était injuste. Distante et froide, elle ne la laissa jamais avoir froid ou faim.
Elle n'avait pas le droit de refuser quoi que ce soit et devait toujours obéir dans la seconde mais Milyena se plia facilement aux ordres, prenant ses marques petit à petit et se trouvant une petite place dans les rouages de la grande demeure. Elle apprit rapidement que du moment qu'elle faisait ce qu'on lui demandait... elle pouvait le faire à peu près de la façon dont elle le souhaitait et c'était le principal à ses yeux. Et si elle n'était libre de rien... elle se sentait en sécurité.

Il n'y avait personne pour la rassurer la nuit mais personne ne lui reprochait de faire des cauchemars. Il n'y avait personne pour la plaindre mais personne n'était gratuitement cruel avec elle. Du moment qu'elle faisait ce qu'on lui demandait rien de mal ne lui arrivait et c'était tout ce à quoi elle aspirait.

Pourtant le jeune papillon grandit, beaucoup. Elle devint une jeune femme dont les cheveux et la peau duveteuse avaient le touché de cette soie qui occupait tant les journées de Madame. Et même si Madame semblait bien souvent la soustraire aux yeux de tous en l'enfermant avec elle dans sa salle de travail, lui demandant d'être parfois ses yeux et ses mains sur les ouvrages les plus délicats de couture ou de broderie, elle ne put bientôt plus la rendre transparente aux yeux de son époux.
Masahiro Hoshido n'avait jamais porté le moindre regard sur cette enfant qui était juste une lubie de sa femme à ses yeux. Mais alors que les années avaient passée... cette enfant de quatorze ans était devenue une jeune femme de dix sept ans. Un papillon gracieux et gracile aux formes sorties de l'enfance...
Il l'a regarda d'un autre oeil, trouvant des raisons supplémentaires de se trouver à la maison. Et elle ne disait rien quand l'une de ses six mains venait à se perdre sur une partie de son corps. Que pouvait-elle dire après tout ? Les servantes pouvaient s'offusquer... mais elle n'en était pas une. Elle n'avait pas de valeur si ce n'était celle d'un objet qui parle et respire. Et ce regard plein d'innocence et de fraîcheur lui rappelait sa propre jeunesse perdue.

Si Milyena avait encore eu quelques rêves de tomber un jour amoureuse et de rencontrer quelqu'un pour la sortir de sa servitude... cet espoir s'effondra le jour où Masahiro l'appela dans son bureau alors que Madame était de sortie avec des amies.
L'humiliation de se déshabiller sur son ordre, le dégoût de sentir toutes ses mains sur sa peau légèrement duveteuse, et la morsure du bâton contre son corps nu lorsqu'elle osa exprimer son désaccord... tout cela lui apprit plusieurs choses. Elle ne serait jamais libre. Et son corps ne lui appartenait pas.

Elle ne raconta rien à Madame. Il n'y avait pas besoin, ce regard entre haine et pitié que lui jeta la femme le lendemain fut assez long en explication pour faire comprendre que Madame n'avait pas apprécié que sa seïko séduise son époux, mais en même temps elle ne trouvait pas la force de trop lui en vouloir. Etranges sentiments conflictuels qui rendaient à chaque fois la femme froide et dure avec elle bien qu'elle ne lui formula jamais de reproches... lui offrant même parfois une pâtisserie comme pour s'excuser de ne pas l'avoir assez cachée.

Milyena comprit qu'il lui fallait être occupée pour ne laisser aucune excuse à son Maître pour l'appeler. Fort heureusement il était très occuper à gérer son domaine et n'était pas si souvent à la capital auprès de sa femme. Mais le jeune papillon apprit entre ses mains expertes ce qu'était le shibari. Il lui parlait toujours avec douceur quand il l'attachait, lui expliquant presque religieusement le plaisir qu'il en retirait et qu'elle devait en retirer, philosophant tout en faisant glisser ses nombreuses mains sur sa peau recouverte de corde alors qu'elle était sa merci.

Pourtant... elle ne se sentait pas malheureuse. Elle souriait avec douceur le reste du temps. Elle était en vie et elle aurait pu être dans de bien pires situations. Morte, prostituée, vagabonde... mais elle avait une chambre, de la nourriture, des vêtements, des occupations qui - la plupart du temps - l'intéressait... elle pouvait bien supporter tout le reste.

Son avenir ? Elle ne pense pas en avoir d'autre que celui que décidera ses maîtres. Elle aime l'idée d'avoir une routine, que les jours ne changent pas. Ne pas savoir de quoi demain sera fait est une douleur pour elle. Alors elle ne cherche pas à changer son avenir. Pourquoi faire ? Se retrouver à la rue ? Mourir dans le froid ?
Elle est dans un cocon de soie et elle s'accroche comme elle peut à la vie. Un sourire aux lèvres.


Et toi, qui es-tu ?

X PUF Alkianne
X Comment avez-vous connu le forum ? C'est la faute à l'UNIVERS ! ! Le Goddamn Universe ! (et à Yoru-chan... surtout Yoru-chan '__' )
X Personnage sur l’avatar Faut demander à Yoru-chan... c'est elle qui me l'a trouvé XD (mais c'est une image originale ^^)
X Un dernier petit mot pour l’amour ? Yuri Yuri Yuri Yuri <3 <3 (et Yaoi aussi, beaucoup de Yaoi -->) Nobody cares


Dernière édition par Milyena Kosma le Mer 16 Mar - 23:11, édité 1 fois
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Milyena Kosma
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MessageSujet: Re: Milyena ~ petit beurre volant    Mer 16 Mar - 23:11

Vous avez le droit de pleurer maintenant XD

Terminé !
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Tomoharu Shitagau
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Métier : Shitagau-shi Kôsô
» Homme-bête, oui, mais fluffy !
MessageSujet: Re: Milyena ~ petit beurre volant    Mer 16 Mar - 23:31

OMG Soleil... OMG feels... So much feels... Le petit frère... Uuuuh... Feels


Tu es validée !

Si tu le souhaites, tu peux poster ta fiche personnage pour garder un historique des RPs et relation de ton perso. Sinon, si tu cherches des compagnons pour lancer un rp, tu peux regarder ou poster dans les demandes jeu.

Enfin, tu as à ta disposition une boîte aux lettres pour que ton personnage puisse correspondre avec ceux des autres joueurs par courrier.

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Milyena Kosma
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MessageSujet: Re: Milyena ~ petit beurre volant    Mer 16 Mar - 23:38

Merci XD

Feels is my second nature (après le trollage) 

-->
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MessageSujet: Re: Milyena ~ petit beurre volant    

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Milyena ~ petit beurre volant
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