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 ▬ Une âme damnée et un esprit perdu, le tout dans un corps maudit. || Daichi Hotsuin {Fiche terminée}

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Daichi Hotsuin
» Femme-bête, certes, mais avec les formes !
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Métier : Marchand d'armes
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MessageSujet: ▬ Une âme damnée et un esprit perdu, le tout dans un corps maudit. || Daichi Hotsuin {Fiche terminée}   Lun 2 Mai - 0:10

Daichi Hotsuin
Appelez-moi Daichi. J'ai 34 ans. Et à se que je sache, je suis une Femme-Bête.
En résumé
X Orientation sexuelle Homosexuelle non assumée
X Métier Marchand d'armes, bien qu'elle ne fasse "qu'assister" son père, le propriétaire.
X Hobby favori Lire. Bien que ses entraînements peuvent aussi compter comme hobby.
X Animal Piranha
Caractère en vrac

Adroite ; directe ; arrogante ; imprudente ; impulsive ; ambitieuse ; déterminée ; compétente ; travailleuse ; puérile ; râleuse ; dynamique ;  loyale ; confiante ; sincère ; optimiste ; énergique ; débrouillarde ; polie ; indulgente ; provocatrice ; déterminée ; autoritaire ; insouciante ; casse-cou ; entreprenante ; têtue ; protectrice ; dépensière ; vantarde ; dévouée ; impulsive ; boudeuse ; audacieuse ; courageuse ; irresponsable persuasive ; digne ; coléreuse ; vaillante ; indiscrète ; autonome ; sans gêne ; ouvert ; créative ; autoritaire ; juste ; immature ; aventureuse ; imaginative ; plaintive ; bavarde ; intrépide ; bagarreuse ; persévérante ; impatiente ; sociable ; sportive ; sûre de soi ; optimiste ; tenace ; valeureuse ; agressive respectueuse.

▬ Elle maîtrise très bien la lance. Mais ne s'en sert jamais en public ; elle s'entraîne dans la cour derrière sa boutique, pour éviter qu'on puisse la voir.
▬ Le faite qu'elle vive toujours avec son père alors qu'elle a 34 ans est très mal vu.
▬ Bien qu'elle ait des gênes de piranhas, sachez qu'elle n'est pas cannibale. Elle aime la viande, oui, mais pas celle des Hommes-bêtes. Et encore moins celle des humains et des hybrides !
▬ Elle est l'aînée de cinq frères tous aussi insupportable les uns que les autres. Pour dire que durant les réunions de famille, c'est parfois difficile de les faire s'entendre sur un quelconque sujet.
▬ Elle protège son plus jeune frère, qui est un hybride. Moitié-vautour, moitié-humain, elle ne supporte pas qu'on puisse lui dire quoi que se soit. Et surtout, qu'on lui rappelle qu'il est le fruit de l'union entre leur père et une prostituée humaine.
▬ Ses frères sont des Homme-vautour, comme son père. Elle est la seule a tenir des gênes piranhas de sa mère.
▬ Daichi n'assume pas son homosexualité pour ne pas attristée sa mère qui avait souhaité qu'elle puisse avoir des enfants plus tard. Et par peur que son père et ses frères ne la juge.
▬ Elle sourit souvent. Très souvent.
▬ Sa féminité est comme sa poitrine : inexistante.
▬ Le faite que les femmes soient le sexe faible ne la dérange pas tant que ça. Car même si elle ne peut pas le montrer, au moins peut-elle s'entraîner en cachette.
▬ Elle respecte énormément les femmes et les hommes prostituées. Et certaines remarquent déplacées de ses frères la dérange au plus au point. Daichi est la seule avec son père à savoir que sa mère était une prostituée, dans sa jeunesse.
▬ Son père était apparemment un noble, avant de rencontrer sa mère. Daichi ne le croit pas trop mais de toute façon, même si c'était vrai, elle s'en ficherait royalement.
▬ Elle déteste qu'on touche à son cache-œil ou qu'on lui demande se qui lui est arrivée. Ça la met mal à l'aise et lui rappelle des souvenirs très douloureux.
Citation favorite

« Les héros sont toujours confrontés à des difficultés. Un méchant, à des choix. »
Parlons de moi...

X Qu’est-ce qui vous met directement de bonne humeur ?
Les livres, bien évidemment. Tout se qui touche à la lecture me passionne, surtout les histoires tirées de faits réels et les drames. Ces genres me font tant rêver. Que se soit par les émotions qu'ils arrivent à retranscrire, les sujets sérieux que certains abordent... Tout en eux me plait. Enfin, ça ne veut pas dire que je ne lis que ça ! Les poésies, les fables, les livres d'amours... J'en lis aussi, la plupart du temps. Bien que les textes philosophiques et/ou implicites ne soient pas trop ma tasse de thé. Ah. Et pour info, sachez que les livres humains sont nettement plus intéressant que les livres de Kakoyurai.

X Qu’est-ce qui vous paraît le plus insupportable ?
Je déteste par-dessus tout qu'on me demande se qui est arrivé à mon oeil gauche. C'est un sujet assez sensible et surtout personnelle. Les personnes sans-gênes de ce genre m'énerve au plus au point. Bien que je ne sois pas bien différente d'eux.

X Comment vous comportez-vous en société ?
Et bien, suivant avec qui je me trouve, je peux me comporter différemment. Je veux dire, dans la rue ou dans des endroits de bas étages, malgré mon genre, je resterais moi-même. Quand bien même cela pourrait agacer certaines personnes. Mais si, par contre, je me retrouve avec quelqu'un de haut rang, je me montrerais plus calme, moins énervante et en gardant mes répliques cinglantes pour moi-même. Malgré mon caractère, je ne suis pas du genre à chercher la merde avec les hauts dirigeants. Je ne tiens pas à m'attirer les foudres de mon père et de mes petits-frères.

Par contre, à la boutique familiale, ne m'imaginer pas une seule seconde docile. Quand bien même je sois le sexe faible, je n'hésiterais jamais à remettre à sa place un homme qui m'aurait humilié et/ou énervé. Je suis une personne assez fière voyez-vous.

X Que pensez-vous de ce monde ?
Je n'en pense rien. Vraiment, je n'ai rien à dire dessus. A part peut-être que pour moi, il est à l'image de ceux qui le peuple : imparfait.

X Vous avez une manie, un tic ?
Quand je suis en stress, je passe à plusieurs reprises ma langue sur mes dents. Celle-ci finit alors très souvent en sang ; je suis dotée des canines aiguisées de mes confrères les piranhas. ~

X Quelle est votre routine classique ?
Mes journées sont toutes les mêmes si vous voulez savoir. Il n'y a rien de bien palpitant.

Réveil à 6h, tout les matins. Jusqu'à l'ouverture du magasin, je lis ou m'entraîne à la lance. Bien que je préfère le plus souvent lire. ~ A 8h, je dois aller aider mon plus jeune frère et mon demi-frère à ouvrir boutique pendant que mon père... s'occupe. Puis vient l'heure du midi ; chacun mange où il veut. Le plus souvent, mon paternel part au bar pendant que mes frères restent mangés avec moi. Jusqu'à 18h, on continue de faire affaire ; c'est rare que durant ces heures, un petit idiot ne vienne pas me sortir de mes gongs. Tout les clients savent que entre 16h et 17h, je suis plus que sûre les nerfs ; la fatigue sûrement. Je pars ensuite dans ma chambre pour lire ou m'entrainer, comme au petit matin. Le reste de la famille continu de gérer la boutique, souvent jusqu'à 22h-23h.

Voici mes journées au quotidien. Bon, bien souvent, je sors en compagnie de mon demi-frère et de mon frère. Enfin, hors mes heures de travail, j'ai quand même une vie quoi. Pas folichonne, certes, mais qui me va parfaitement.

...Mais je suis aussi !...

Doit faire un beau 1m80 - assez musclée et surtout, très athlétique - des dents aiguisées qui lui viennent de ses gênes piranhas - sa peau est entièrement bleu avec quelques taches et/oui rayures sur le corps - ses yeux sont jaunes et sa pupille rouge - elle porte un cache-œil sur sa prunelle gauche - ses cheveux roux-rouges sont souvent attachées en queue de cheval pour éviter de lui obscurcir la vue - sa poitrine, pour son plus grand bonheur, n'est pas très développée  


X Particularités
En soi, Daichi n'a pas tant de particularités que ça. A part savoir respirer sous l'eau, nager très vite -se qui n'est pas très utile, de son avis- et avoir une dentition plus qu'étrange la jeune femme n'a rien d'autres qui soit propre à son espèce.

X Plus d’informations :
Daichi est taillée comme une athlète. Ses heures d'entraînements, au côté de son père, en on fait la combattante qu'elle est aujourd'hui. Quand bien même elle ne puisse l'exposer au grand jour, de par la position de la femme dans la société. Sa grande taille l'avantageant aussi grandement, surtout au niveau de sa vitesse et de la portée de ses attaques. Mais comme toutes personnes normales, la Femme-bête est aussi dotée de faiblesses physiques. Son manque de souplesse et d'agilité étant l'un de ces plus grands défauts.
Il était une fois...

Daichi ne se souvient plus très clairement de ses jeunes années. La seule chose dont-elle se souvient, c’est que jusqu’à l’âge de onze ans, elle n’avait que sa mère. Pas que ça la dérangeait ! Au contraire, la femme-piranha l’aimait plus que tout. Elle était sa meilleure amie, sa confidente et son modèle. C’était une femme forte qui avait abandonné son métier de catin pour pouvoir élever son enfant dans de bonnes conditions, en ignorant les regards hautains et dégoûtés qu’elle pouvait recevoir. Se trouvant des petits boulots pour subvenir aux besoins de sa fille, mais refusant catégoriquement de reprendre son ancien travaille. Elle gardait la tête haute, le sourire aux lèvres, se battant pour son unique enfant, pour leurs avenirs… Et pour tout ça, Daichi la respectait. Oui, elle pouvait parfois être une enfant difficile au fort caractère –telle mère, telle fille-, mais elle restait un amour. Faisant tout pour faire sourire la seule personne qui comptait réellement. Des années dures mais restant néanmoins merveilleuse pour la gamine qu’elle était. La rousse avait une mère aimante, un toit, de l’amour… Ces choses comblaient le vide qu’avait laissé le père, en partant.

Un père que Daichi, à ce moment-là, ne savait trop quoi en pensée. Oui, il les avait abandonnées. Alors même que son amante n’avait clairement pas assez d’argent pour élever un jeune enfant. Mais sa mère n’avait de cesse de dire du bien de l’homme. Allant même jusqu’à pleurer, devant son propre enfant. Il lui manquait, la rousse le remarquait parfaitement. Se vide, le père l’avait laissé chez les deux femmes. Il manquait un homme dans la maison ; quelqu’un qui saurait les protégées des jugements des autres. Et c’est en ayant cette pensée en tête que Daichi décida de s’entraîner. Autant moralement que physiquement. Elle souhaitait jouer le rôle du mâle, protégée sa mère des regards, se protéger elle. Bien entendu, cette décision fit tout d’abord rire sa génitrice, avant qu’elle ne la remercie, les larmes aux yeux. Mère et fille, malgré leurs caractères forts, s’entendaient à merveille. L’une complétait l’autre. Leur amour était clairement visible. Et certaines personnes le remarquaient, dans leur comportement quand elles sortaient dehors. On en riait, on trouvait cela adorable, détestable, pitoyable… La façon dont les personnes voyaient leur relation et leurs actions étaient à chaque fois différentes. Surtout après que l’enfant ait décidé de se la jouer « homme » et n’hésitait pas à se rebeller, se jetant sur le moindre mâle qui osait critiquer sa génitrice. Une façon de faire qui leur attira moult ennuis, sans que ça ne soit trop grave. Et heureusement ! Après tout, quand bien même leur mode de vie n’était pas si pénible que ça, la mère n’aurait jamais pu gérer des problèmes de ce genre.

Bref, en soi, la femme-piranha vivait une vie, certes pas parfaite, mais qui lui suffisait amplement. Ce n’est que quand cet homme clairement plus jeune que sa mère arriva, l’air sévère et les bras croisées, que Daichi sentit qu’elle n’allait plus mener le même mode de vie. Un homme-vautour, assez petit et svelte, en quelques secondes, avait réussis à s’immiscer dans son existence, alors même qu’elle ne le souhaitait pas. Son père, à ses onze ans, avait décidé de revenir, sans même se soucier du choc que cela aurait pu créer. Sa mère tenta de lui expliquer, mais la rouquine à se moment-là était une véritable tête de mule ; durant les jours suivants, elle se contenta d’éviter ses géniteurs, bien qu’elle ne considérait pas l’homme-bête comme tel. Un comportement dont aujourd’hui elle a honte, tant elle le trouve immature. Enfin, elle ne pouvait se changer ; la femme-piranha n’a pas toujours agit avec maturité, même encore maintenant !

Elle cessa ce comportement enfantin quand elle remarqua que cela blessait profondément sa mère. Bien sûr, Daichi en voyant l’état de sa génitrice, n’avait pu résister et se montra plus adulte. Tentant de parler avec son père ; sans grand succès. Mais dans un sens, cela fit excessivement plaisirs à sa mère. Quand bien même la relation père-fille n’était pas vraiment concluant, au moins pouvaient-ils se comporter dès à présent comme une famille. Ils vivaient dans de meilleures conditions, grâce aux revenues de l’homme-vautour, qui devaient bien faire le double de ceux de la femme. La Femme-piranha devait avouée que vivre ainsi, aussi aisément, lui faisait plaisir.

Des mois passèrent et sa mère accoucha de triplé. Daichi l’avait vu enceinte, certes, mais de voir ses trois nouveaux frères… elle fut tout simplement choquée. Elle était grande-sœur, désormais et devrait montrer l’exemple à ses cadets. Ces petites boules de plumes devinrent très rapidement ces petits protégés, tant elle les trouvait mignon. Si avant leurs naissances elle avait peur d’être délaissée, cette idée fut très rapidement chasser par son côté protecteur. Celui qui souhaitait juste chouchouter ces choses si fragiles. Une réaction qui fit plaisir à ses parents. La rouquine fut donc un véritable modèle pour ses frères qui imitaient chacun de ses faits et gestes, gonflant la gamine d’orgueil et de fierté. Et l’année qui suivit l’accouchement, sa mère fut de nouveau enceinte. Pour le plus grand plaisir de Daichi qui voyait désormais la venue d’un nouvel être comme une bénédiction.

Il s'écoula alors des années paisibles, où tous les sept vivaient en parfaite harmonie. La rouquine s'était rapprochée encore plus –elle ne savait même pas que s'était possible- de sa mère et de ses petits frères. Avec son père, s'était toujours aussi compliquer… Bon, au moins arrivaient-ils à parler ensemble sans que l'enfant ne se jette sur lui, telle une sauvage, pour lui arracher ce qui lui servait de plumes. Mais, parce qu'il y a toujours un mais, ils furent un jour cambriolés. Un cambriolage qui se termina très mal, puisque Daichi y perdit son œil gauche et sa mère, la vie.

Tout s'était déroulé si rapidement… Le père de Daichi et ses frères étaient partis toute la nuit, laissant ainsi les deux femmes seules et « sans-défense ». Les deux se retrouvant enfin toutes seules, elles purent discutés de tout et de rien, comme elles le faisaient des années auparavant. La vitre de leur salon s'était alors brisée, laissant l'ombre d'un homme-bête rentré chez eux, sans y avoir été convié. D'abord menacé par l'homme, il fut rapidement rejoint par deux autres acolytes. Ils avaient cru que la maison était inhabitée et s'étaient retrouvés comme des idiots devant deux femmes, dont une qui n'hésita pas à montrer les crocs. De ce qui se passa ensuite, Daichi n'en a plus de très bons souvenirs. Sa mémoire ayant sûrement voulu refouler ces instants. Mais la jeune femme se souvient avoir été poignardée à la jambe. Que son œil gauche s'était retrouvé avec un bout de verre implanté dedans ; à cause de l'un des voleurs qui avaient eu la bonne idée de ramasser un morceau de la vitre brisée pour se défendre de l'adolescente qui s'était jetée sur lui. Un souvenir qui restera très douloureux pour elle ; comment oublier une telle blessure, après tout ? Enfin, ce qui était arrivée à son œil gauche n'était rien comparé à ce que venait de faire le plus jeune des voyous ; il venait de tuer sa mère. Sous ses yeux. Sa génitrice s'était jetée sur lui et l'avait mordu avec violence. Il avait riposté et la femme-piranha n'avait pas pu esquiver la lame. Daichi aurait aimé dire que suite à cela, elle s’était évanouie, mais non. Elle resta consciente, durant tout ce temps. Malgré son œil crevé et sa jambe blessée, rien n’importait plus que l’état de sa tendre mère. Qu’elle ne put soigner, à cause de la profondeur de la blessure. Les voleurs, pendant qu’elle pleurait le décès de sa chère et tendre, en avaient profité pour fuir. Avec chance, les voisins, alertés par les cris de la femme-poisson s’étaient précipités sur la scène, appelant ainsi à l’aide.

Daichi fut alors soignée à temps, bien que pour son œil gauche, on ne put rien faire. Enfin si ; on le lui arracha. Ne lui laissant qu'un vulgaire orbite vide, absolument écœurant qu'elle camouflera bien rapidement derrière un cache-œil. Bien entendu, cela n'était rien comparé à la mort de sa génitrice. La femme-poisson fut tout simplement détruite, tout comme son père qui sombra dans une profonde dépression. Il n'arrivait pas à croire en la mort de sa femme et la rouquine avait pu à de nombreuses reprises le voir parler tout seul, croyant encore pouvoir discuter avec son amante. Son état de santé peina la femme-bête, mais elle ne put s'en occuper. Après tout, elle devait aussi s'occuper de ses frères, qui n'avaient alors que cinq ans. Ils ne comprenaient pas l'ampleur de la situation et Daichi fut bien obligée de retenir ses larmes pour ne pas les chagriner. Une chose qui fut dure. Dure et douloureux. Elle venait de perdre l'être qui comptait le plus à ses yeux, avec qui elle avait vécu les onze années les plus belles de sa vie. Et pour tous ceux qui lui restait, elle devait passer outre ces moments de bonheur qui servaient de piédestal à son passé. Elle devait-être forte pour eux, parce que son père ne pouvait pas l'être.

Alors qu'elle ne l'avait jamais été, Daichi dut se comporter comme une mère avec ses frères, alors même qu'elle était leur sœur ! Son père ne leur parla plus, discutant seulement avec lui-même, riant même parfois tout seul. La femme-poisson, à chaque fois, devait trouver des excuses pour expliquer l'absence de leur mère et « celle » de leur père. Et même si se fut dur, la rouquine, ne cessant de demander de sa force à sa mère, éleva dans l'amour et le bonheur sa famille. Même quand son père perdit son travail, par manque de sérieux et comportement violent, la femme-bête arriva à trouver un bâtiment en vente, qu'elle acheta avec ses économies. Economies qu'elle avait gardées pour pouvoir partir dans une maison à elle, chose qu'elle ne pouvait désormais plus faire. Ayant des liens avec plusieurs hommes et femmes d'affaires du coin, la rouquine arriva à ouvrir sa propre boutique –sous le nom de son père, n'étant alors pas encore majeur- et à gagner sa vie. Avec l'aide de ses frères, elle put mener de nouveau une vie partiellement normale. Sans compter les absences de son paternel et les souvenirs de la mort de sa mère revenant sans cesse. Son œil gauche était un rappel de cette nuit.

Tout semblait aller pour le mieux. « Semblait ». Car un jour, Daichi vit son père arrivé, un gamin humain trottant derrière lui. Ne comprenant pas pourquoi un humain venait ici –et surtout, accompagné de son paternel-, la rouquine comprit rapidement qu'il était son fils de cinq ans. Un enfant qu'il avait eu avec une prostituée –une humaine, vieille amie de son ancienne femme qui plus est ! Il ne souhaitait pas en prendre la charge, mais la mère du gamin le lui avait obligé. Et maintenant ? L'homme-vautour souhaitait juste « le laisser crever comme le bâtard qu'il était. ». Tout ça parce qu'il était la preuve de sa faiblesse, de son infidélité. Et qu'il n'était pas normal, de l'avis des Hotsuin. La venue de cet enfant, baptisé Kanako, un prénom féminin alors qu'il était très clairement un garçon, choqua la maisonnée. Surtout Daichi. Qui par pitié et par vengeance envers son père qui avait osé trahir sa mère, avait décidé de le prendre sous son aile. Elle le protégea, n'hésitant pas à employer la violence envers ceux qui osaient se moquer de lui ; même ses propres frères ! Elle ne supportait pas leurs moqueries alors qu'ils partageaient –presque- le même sang. La femme-poisson décida par la suite de ne plus s'occuper de son paternel ; il n'en valait plus le coup. Elle le laissa vivre dans la boutique –qu'il disait à son nom alors qu'elle l'avait acheté, elle, avec son argent durement gagner- par obligation, mais le laisse vivre de lui-même. Des années passèrent et à cause de cela, le plus jeune de ses frères, Akinobu, dut rester pour s'en occuper. Kanako, lui, resta parce qu'il ne voyait pas sa vie autrement qu'avec Daichi.

En soi, la vie de la femme-poisson ne pouvait que se passer à merveille. Malgré la mort de sa mère, la perte de son père et l'envol de ses trois petits-frères, elle pouvait au moins subvenir à ses besoins. Elle avait de l'argent, Akinobu et surtout, au grand surtout, Kanako. Elle aimait cet hybride et n'hésitait pas à le lui montrer tous les jours. Pour faire simple, elle vivait bien. Elle souhaitait vivre pour sa mère, pour tous les sacrifices qu'elle avait fait, de la naissance à la rouquine jusqu'à sa mort tragique. Daichi aussi, faisait des sacrifices. Son homosexualité, qu'elle avait découvert en couchant avec plusieurs hommes –à la suite, pas en même temps- sans y prendre de plaisirs, elle ne se l'avoua jamais. Sa mère lui avait à longueur de temps dit que ce genre de relation était bizarre et absolument contre-nature. Comment aurait-elle pu, avec ces paroles, accepter son attirance pour le même genre ? Pour sa génitrice, pour pouvoir lui faire une descendance, la rendre fière, la rouquine avait choisi de ne pas s'accepter. Un sacrifice qu'elle pourrait faire, faire et refaire. Tant cela n'est rien comparé à ce que sa tendre et chère a fait durant sa vie aussi horrible que pénible.  


Et toi, qui es-tu ?

X PUF Tellysa ou Daichi, comme vous le souhaitez ~
X Comment avez-vous connu le forum ? Je traîne sur le fo' depuis un bon moment donc je ne m'en souviens plus très bien. Mais je crois que c'était par parto' owo
X Personnage sur l’avatar Undyne (♥️) - Undertale
X Un dernier petit mot pour l’amour ? DEPUIS LE TEMPS QUE JE VEUX JOUER UNDYNE ORANVLQ?EOZLZQ Je vous aime. Je ne dirais qu'une chose : j'aime vos smiley.
Nobody cares


Dernière édition par Daichi Hotsuin le Sam 7 Mai - 21:44, édité 7 fois
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Gô Ebihara
» Tu crois que je suis une humaine banale, c'est ça ?
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» Tu crois que je suis une humaine banale, c'est ça ?
MessageSujet: Re: ▬ Une âme damnée et un esprit perdu, le tout dans un corps maudit. || Daichi Hotsuin {Fiche terminée}   Lun 2 Mai - 1:14

Bienvenue parmi nous ! Etant fan d'Undyne, je ne peux que dire que c'est un excellent choix d'avatar !
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Tomoharu Shitagau
» Homme-bête, oui, mais fluffy !
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» Homme-bête, oui, mais fluffy !
MessageSujet: Re: ▬ Une âme damnée et un esprit perdu, le tout dans un corps maudit. || Daichi Hotsuin {Fiche terminée}   Lun 2 Mai - 8:54

UNDYNE OMG UNDYNE OMG
*hyperventile*

Bienvenue parmi nous <3
Et ce choix d'avatar du bon goût, good job, toi je t'aime déjà

Si tu as une question n'hésite surtout pas ! Sinon, n'oublie pas de nous prévenir quand ta fiche sera terminée que l'on ne passe pas à côté ! ^o^


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Daichi Hotsuin
» Femme-bête, certes, mais avec les formes !
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» Femme-bête, certes, mais avec les formes !
MessageSujet: Re: ▬ Une âme damnée et un esprit perdu, le tout dans un corps maudit. || Daichi Hotsuin {Fiche terminée}   Sam 7 Mai - 1:53

Merci pour l'accueil ♥ !
Uhuh, Undyne est tellement classe, je me devais de la prendre o^o

Sinon, fiche terminée ! En espérant que l'histoire, le carac', ect soit dans les règles ! Pitié j'ai passer trois nuits sur cette fichue histoire, je n'en peux plus. ;w; Bon en soi, ça devrait être bon, je ne pense pas avoir fait de gaffes ou quoique se soit. Enfin, je verrai bien !

Merci d'avance !
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Tomoharu Shitagau
» Homme-bête, oui, mais fluffy !
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» Homme-bête, oui, mais fluffy !
MessageSujet: Re: ▬ Une âme damnée et un esprit perdu, le tout dans un corps maudit. || Daichi Hotsuin {Fiche terminée}   Sam 7 Mai - 23:10

Belle fiche bien travaillée !
Et j'adore ton perso ! Elle a quelque chose de cute <3



Tu es validée !

Si tu le souhaites, tu peux poster ta fiche personnage pour garder un historique des RPs et relation de ton perso. Sinon, si tu cherches des compagnons pour lancer un rp, tu peux regarder ou poster dans les demandes jeu.

Enfin, tu as à ta disposition une boîte aux lettres pour que ton personnage puisse correspondre avec ceux des autres joueurs par courrier.



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MessageSujet: Re: ▬ Une âme damnée et un esprit perdu, le tout dans un corps maudit. || Daichi Hotsuin {Fiche terminée}   

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▬ Une âme damnée et un esprit perdu, le tout dans un corps maudit. || Daichi Hotsuin {Fiche terminée}
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